Le cinéma, un rêve accessible

Cécilia Jrd

— La clé c'est d'y croire

Certes, il existe des métiers où il y aura toujours des débouchés, et des professions plus précaires que d'autres. Les métiers de l'audiovisuel et du cinéma sont souvent dépendants du régime de l'intermittence, ils ne touchent pas de salaire fixe, et leur rémunération peut varier fortement d'un mois à l'autre. Ce sont des éléments à prendre en compte lorsqu'on décide de s'orienter dans cette voie. La stabilité ne fera pas partie de votre quotidien.

Faire du cinéma est avant tout une passion. La plupart des personnes ayant réussi dans cette voie y prennent du plaisir et s'en trouve épanouies, au point de ne pas toujours compter leurs heures passer à travailler. La passion et la motivation sont donc les moteurs principaux de ces professions. Si vous vous sentez habités par la flamme du cinéma (non pas simplement que vous adorez voir des films mais surtout que vous aimeriez en faire), croyez en vous et ne laissez pas votre entourage vous décourager. Des milliers de personnes y ont cru avant vous et travaillent aujourd'hui dans ce secteur.

— Quelles études ? Les grandes écoles publiques

Il n'y a pas de chemin tracé. Métaphoriquement, on peut dire que tous les chemins mènent à Rome mais que certains sont plus rapides que d'autres.

La voie royale, l'autoroute, ce sont les grandes écoles, gratuites, qui fournissent à la fois un enseignement de grande qualité et un carnet de contacts avec des professionnels. Il s'agit de La Fémis et Louis Lumière, toutes deux à Paris, et plus récemment créée, La Cinéfabrique, en région lyonnaise. Il existe aussi l'INSAS en Belgique et l'Ecole de la Cité à Paris.

Ensuite, il y a la nationale. En effet, d'autres écoles gratuites, mais moins réputées, fournissent néanmoins un enseignement de qualité, la possibilité d'effectuer de nombreux stages, et un carnet d'adresse à la sortie. Ce sont l'ENSAV à Toulouse et SATIS à Aubagne, proche de Marseille. Elles dépendent d'une université (Toulouse Jean-Jaurès ou Université de science de Marseille) et offrent à la sortie un diplôme de Master.

 

— Quelles études ? Formations publiques ou privées accessibles dès le bac

La plupart des grandes écoles ne sont accessibles qu'à BAC + 2, il faut donc trouver quoi faire pendant ces 2 ans. Là encore, plusieurs voies existent :

Prépas : Cinésup (prépa publique accessible sur excellent dossier scolaire) et Prép'art (prépa privée payante), préparant aux consours des grandes écoles. BTS : ces formations, publiques, privées, en alternance ou non, sont orientées vers la pratique, et proposent un choix entre 5 spécialisations : production, montage, image, son et exploitation.

Universités : formations généralement théoriques, permettant d'enrichir fortement sa culture cinématographique mais pas vraiment de pratiquer.

Enfin, il y a les écoles privées, plus accessibles, formant des étudiants sur 2, 3 ou 4 ans, et réparties dans toute la France. Certaines sont bien réputées, d'autres pas, il est donc important de se renseigner, en contactant d'anciens étudiants avant d'y postuler.

— Le stage, pratique essentielle

Si vous n'avez pas la possibilité de faire des études, il existe un chemin plus cahoteux mais tout de même pratiquable, pour intégrer ce milieu. Il s'agit d'obtenir des conventions de stages (soit par des universités, soit via pôle emploi) et d'effectuer un maximum de stages dans des sociétés de location de matériel audiovisuel, sur des tournages/ plateaux télé ou encore en post-production, afin d'apprendre directement sur le terrain.

Quel que soit votre parcours, le stage reste selon moi, un élément clé pour s'intégrer dans le monde professionnel. En effet, cela vous permet de vous confronter à la réalité du secteur, un décalage existant souvent entre l'univers des études de cinéma et le vrai monde du cinéma, et de trouver le métier qui vous convient le mieux. Vous bénéficiez également d'une formation par des professionnels et vous pouvez expérimenter concrètement un métier, tout en ayant le droit de vous tromper. et en plus vous rencontrez des personnes du milieu et commencez ainsi à vous créer votre propre réseau.

— Conclusion

Pour conclure, je vous conseille de croire très fort en votre passion, et de vous donner les moyens d'atteindre votre rêve. C'est souvent un long parcours, avec beaucoup de doutes, mais dites-vous que la plupart des intermittents qui travaillent aujourd'hui dans ce secteur ont traversé les mêmes difficultés avant d'obtenir leur poste actuel. Il ne faut pas se décourager, ni se laisser décourager par d'autres. Je pense également qu'il est nécessaire de rester curieux et d'aller à la rencontre des autres, par exemple de regarder des films, d'aller dans des salons audiovisuels, des festivals, des portes ouvertes d'écoles, de participer à des masterclass ou de les visionner sur internet, et de ne pas hésiter à poser des questions quand vous avez l'occasion de rencontrer des étudiants ou des professionnels du secteur.

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