Qu'est ce qui m'a aidé pour obtenir ma licence infirmière

Maëva Gaude

— Être bien entourée

Ça peut paraître gnagnan voire même trop basique mais mon dieu heureusement que j'avais cette chance. Quand je parle d'entourage, je parle de famille, d'amis mais ça peut passer aussi par votre animal domestique !

Ma famille était très compréhensive quant aux difficultés que je traversais. La fatigue des stages et de l'école, l'angoisse de faire une erreur fatale à un patient ou même juste de ne pas se sentir à la hauteur. Grâce à eux j'ai pu prendre de l'énergie et je l'avoue totalement, sur ces 3 années j'ai plus pris de l'énergie que j'en ai donné.

Mes amis m'ont aussi énormément aidé à me relever quand je pleurais de fatigue.

J'avais mes amies d'école avec qui je pouvais parler pendant des heures de nos expériences de stage ( bonnes ou mauvaises il faut l'avouer), de pouvoir s'aider mutuellement dans les révisions parfois à rallonge de cette filière mais aussi pour pouvoir décompresser ensemble en manger une pizza !

Et enfin j'avais aussi mes amis extérieur qui pour eux, parfois, c'était un peu difficile de me suivre dans mes explications mais ils m'ont toujours soutenu et montré qu'ils étaient là quoiqu'il arrive. Et justement lors de votre passage à l'école vous allez sûrement vous rendre compte des « faux » amis. Mieux vaut tard que jamais mais si ça arrive, ça déstabilise grandement votre armure. Dans ce cas là, essayer de voir le bon côté des choses, si la personne part si vite c'est qu'elle ne vous comprend peut-être plus.

 

— Arrêter de se comparer aux autres étudiants infirmiers et réussir ses partiels

Longtemps pendant mes deux premières années, je me suis comparée au reste de la promotion pour connaître un peu mon niveau. Mais c'est vraiment en dernière année que j'ai compris que ça servait à pas grand chose. Tout d'abord se comparer engendre de la frustration sur ce qu'on a pas et ça crée donc un mal-être. Mais ça peut tout autant aider à se motiver et a devenir « une meilleure future soignante ». Mais attention, ça peut pousser aussi à des extrêmes et la compétition c'est pas la clé en école infirmière.

Pour essayer de réussir mes partiels je pensais aux vacances!! AHAH et oui c'était parfois ma seule motivation. On aimerais que ça soit les motivations comme « je veux devenir la meilleure infirmière » ou «  au moins tout ça je le serais pour ma future carrière » mais il arrive que la fatigue prenne le deçu et vous en pouvez plus voir tout ça. Du coup je marchais à « valide le, comme ça t'es tranquille 2 mois cet été !!!! » et bien même si c'est pas très intelligent ça m'a bien aidé parce que réviser en été et passer ses derniers partiels en stress sous 35 degrées c'est pas cool non plus !

— Bien préparer mes stages

La vieille d'un stage c'est le plus horrible dans le parcours d'école infirmier. Pour essayer de passer une meilleure nuit et d'envisager un bon stage je révisais ou j'apprenais dans certains cas les choses les plus importantes dans le service de stage. Le meilleur à savoir avant d'entrer dans un nouveau stage et de connaître :

  1. Quels seront les soins majoritaires ? (pansements escarres ? Pansements post-opératoire ? Bilan sanguin, rééducation, soin relationnel …)

  2. Quels sont les pathologies associées au service ? (connaître leur causes, conséquences, moyen de prévention, leur dépistage, leur traitement...)

  3. Quels sont les traitements les plus utilisés dans ce service au vu des pathologies ? (connaître les DCI, leurs effets indésirables, leurs effets ...)

  4. La population cible ?

Toutes ses informations permettent de ne pas être trop déboussolé dès le premiers jours de stage même si on l'est un peu obligatoirement. Celles-ci peuvent aussi montrer votre motivation (ingrédients très utile tout au long de la formation) auprès de votre tuteur de stage, de l'équipe entière et parfois du cadre de santé.

— Faire des activités complètement différentes de mon parcours

Changer d'air et prendre du plaisir ailleurs. C'était ma clé pour réussir ces 3 années. Ca permet de voir autre chose, de parler d'autre chose et d'enrichir vos pensées d'un domaine autre que la santé et le soin. Beaucoup d'infirmier(ières) pourraient valider ce point et confirmer qu'une activité différente agis comme un anxiolytiques et fait évacuer le stress accumuler. (les activités manuelles revenaient beaucoup dans les propositions d'une équipe soignante mais il en existe bien d'autres!)

 

— En parler pour évacuer

Comme tout, quand ça va pas il faut en parler. Il peut arriver qu'un stage, que le stress des partiels, sa vie autour ou encore le combo de plusieurs choses font que nous nous enfermons dans une coquille. Hors ce n'est pas la solution ! Il faut percer l’abcès avant qu'il fasse trop mal et qu'il explose tout seul. C'est pas facile et des fois on ne sait pas à qui en parler. Trouver une personne ou un groupe de personne en qui vous avez confiance. Si vous n'avez personne autour de vous, allez voir votre référent de formation ou votre parrain/marraine de l'école. Il existe aussi un site qui peut vous écouter a tout moment sur le site /www.soutien-etudiant.info/services-soutien

Enfin ça peut paraître évident pourtant... Il m'est arrivé d'aller en stage presque à genou de fatigue et d'accumuler les heures de stages, de révision, de familiale etc. Et ça arrive aussi de tomber malade donc on va chez le médecin et on s'arrête 1 ou 2 jours. Rien que quelques jours parfois ça reboost !!

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