Sortir de sa zone de confort et se réorienter du jour au lendemain.

Estelle Pickstone

Contexte

Pour contextualiser, après mon bac j'ai candidaté dans plusieurs IUT pour suivre un DUT génie biologique. Je voulais absolument intégrer cette formation car je pensais que c'était le meilleur moyen pour moi d'arriver à mon job de rêve : être ingénieure dans la police scientifique. Ca a été un échec, je n'ai été accepté nul part. Du coup, par défaut je me suis retrouvée à la fac de biologie. J'ai tant bien que mal essayé de rester motivée et impliquée dans mes études, mais là aussi ça a été un échec. 

Prendre du recul

J'ai bien évidemment redoublé ma L1, sans rien dire à mes parents de peur de les décevoir. J'ai repris une deuxième année, en me donnant encore plus les moyens d'y arriver, mais rien à faire, je ne m'en sortais pas : le programme ne me plaisait pas, les exercices étaient tous plus durs les uns que les autres, tous mes amis eux étaient passés en deuxième année et ne donnait plus signe de vie et j'ai très vite abadonné la fac. C'était une période un peu difficile, j'étais complètement perdue et on était déjà au milieu de l'année scolaire. Je me suis rendue compte que j'avais gâché deux années simplement parce que je ne m'étais pas posée les bonnes questions au lycée et je n'avais pas trouvé la bonne voie. 
Il a donc fallu que je remette en question, et ce n'est pas chose facile au contraire. Mais c'était une étape nécéssaire. 

J'ai tout essayé : tests d'orientations et de compétences sur internet, recherches d'études qui pourraient me convenir, entretiens avec plusieurs conseillers d'orientation. A chaque fois, mon avenir était de plus en plus flou.

La révélation

Est-ce que je voulais vraiment abandonner l'idée de travailler dans la police scientifique ? Comment est ce que mon entourage allait le prendre ? Qu'est ce que j'allais bien pouvor faire ? 

Finalement, après toutes ces étapes et après m'être posée 1000 questions sur mon avenir, j'ai pu mettre en perspective ce que mon parcours m'avait apporté jusqu'ici et réalisé que mon expérience associative avait été ce que j'ai le plus aimé. L'organisation d'évenements en tous genre, être là auprès des étudiants, avoir un réseau national d'amis et de connaissance, m'ont fait relativiser sur ces années pas tout à fait perdues mais aussi fait comprendre que j'aimais ça. Je voulais faire de la gestion et organiser des évènements.

C'est fin novembre que j'ai décidé que je voulais changer d'orientation pour de bon, mais il fallait que j'attende la rentrée de septembre pour pouvoir suivre ce cursus. En attendant j'ai postulé à des petits jobs, j'ai fais des recherches sur ces matières en gestion, qui jusque là ne m'intéressaient pas. Et c'est là que j'ai découvert les formations en rentrée décalée : il était possible de commencer sa rentrée qu'en janvier ! (ce n'est pas le cas partout) 
 

J'ai donc du annoncer à mes proches que finalement la bio ça n'était pas fait pour moi. C'était pas évident, j'avais peur de leurs réactions mais ils ont compris après quelques heures de conversation. Je leur ai aussi annoncé que j'avais déjà trouvé une nouvelle orientation et qu'il existait des formations en semestre intensifs, pour pas que je perde une année de plus dans mes études.

C'était fin novembre. Les candidatures étaient début décembre. La rentrée était en janvier.

C'était un processus un peu difficile et dans un délai assez court : rédiger une bonne lettre de motivation, refaire mon CV au propre pour mettre toutes mes chances de côté et être prise. 
Ces efforts ont payé, j'ai été acceptée au sein du DUT GEA d'Aurillac, en semestre décalé et j'allais reprendre les cours dès janvier. 

Le seul problème, c'est que je n'avais que quelques semaines pour déménager, trouver un nouvel appartement sur Aurillac, ville que je ne connaissais pas et où je ne connaissait absolument personne. Je me suis demandée plusieurs fois si j'avais fait le bon choix, si finalement j'étais sure que cette formation allait me plaire et si de partir aussi loin de mes parents et de ma famille allait être supportable.

Beaucoup de questions auxquelles j'ai trouvé les réponses une fois arrivée là bas. Tout quitter du jour au lendemain fait assez peur. Surtout quand on a très peu d'expérience, quand c'est fait dans la précipation et où de nombreux doutes existent encore...

Au final, ce changement radical dans ma vie m'a beaucoup apporté. Au début, l'adaptation a été difficile, le changement d'envrionnement et se faire de nouveaux amis aussi. Mais avec du recul je ne regrette pas. C'est une expérience qui m'a apporté beaucoup de choses : l'apprentissage de nouvelles matières que j'ai apprécié et qui me servent dans ma vie de tous les jours, des nouveaux contacts tant personnellement que professionnellement, des formations pour avoir plus de confiance en soi, partir au Canada pour mon stage de fin d'année, developper des compétences. Je n'aurais jamais vécu tout ça en restant dans ma zone de confort. 

Sortir de sa zone de confort est un processus qui fait vraiment peur. Il peut arriver qu'on soit déçu ou de réaliser que finalement ce n'était pas le bon choix, mais si on essaye pas, on ne peut pas savoir. Il n'y a qu'en vivant des expériences comme celle là, qu'on peut se rendre compte de l'importance et des avantages qu'elles peuvent apporter. 


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