Les préjugés et les « on-dit » en STAPS, brisons les !

Charline BALÉZEAU

La filière STAPS marquée par de nombreux préjugés

Au sein de l'univers scolaire et de l'univers universitaire, il est impossible de nier le fait que de nombreux préjugés et « on-dit » sont présents et sont affiliés à chaque filière. Que ce soit au niveau des anciennes filières générales ou technologiques dans l'enseignement secondaire ou au niveau des filières et domaines d'études dans l'enseignement supérieur, de nombreux préjugés sont présents.

Qui n'a jamais entendu dire qu'une filière spécifique était majoritairement représentée par un profil bien particulier d'élèves ou qu'une filière présentait de grosses charges de travail tandis que dans d'autres, les élèves ou étudiants étaient en « vacances » ? Personne et dire le contraire serait mentir.

Malheureusement, cela est une réalité que personne ne peut nier et même les statistiques ne peuvent affaiblir ces préjugés. La société s'est fondée à partir de ceux-ci et ils sont désormais quelque chose d'ancré, entretenu par les individus quels qu'ils soient et ils reviennent année après année. Mais est-ce vraiment le reflet de la réalité de chaque filière et du vécu des étudiants ?

Que dit-on des STAPS et qu'entendons-nous sur cette filière ? Personne ne niera que la filière STAPS est très souvent présentée d'abord comme une filière sportive avec la pratique de nombreux sports et cela est une réalité à nuancer. En effet, associer la filière STAPS uniquement au sport est une grossière erreur parce qu'on en oubli l'appelation exacte: Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives et celle-ci en dit long sur les enseignements réalisés lors du cursus universitaire et notamment par le mot « Sciences » que l'on oubli bien trop souvent.

Eh oui, détrompez-vous la filière STAPS n'offre pas seulement et uniquement la pratique sportive et bien au contraire, elle présente des enseignements très scientifiques qui rejoignent de nombreuses connaissances présentées en filière scientifique. Ces enseignements touchent à la physiologie du corps (comment le corps humain fonctionne et de quels mécanismes est-il dôté), l'anatomie du corps, la neurologie ou encore la biomécanique..., et ceux-ci demandent ainsi de véritables capacités pour comprendre.

Au-délà de ces matières purement scientifiques, il y a la présence également d'enseignements théoriques permettant de connaître l'histoire du sport dans notre société, la psychologie ou encore la sociologie dans le domaine du sport, etc.

En effet, la filère STAPS offre une formation complète à travers des champs d'études assez larges permettant une véritable compréhension à tous les niveaux du domaine sportif et de la société.

D'autre part, il est également souvent dit que les étudiants STAPS ne travaillent que très peu et qu'ils sont des étudiants très fêtards qui font soirée sur soirée. Alala qu'est-ce qu'on ne devrait pas entendre ?

Le monde universitaire te laisse une totale liberté et ne te soumet à aucun contrôle régulier comme c'est le cas au lycée. En effet, l'étudiant est soumis et doit faire face à ses propres responsabilités, et personne ne viendra le secouer ou l'avertir pour qu'il se mette au travail.
Deux sessions d'examens ponctuelles se présentent vers les mois de décembre/janvier et vers les mois d'avril/mai, ainsi libre arbitre à l'étudiant de gérer cela comme il en a envie.

Mais détrompez-vous, il est nécessaire de travailler régulièrement comme dans toutes les filières et même en STAPS, croyez-moi. De mon expérience, j'ai été très surprise de ce fait et notamment parce que j'avais également entendu, comme vous, qu'il y avait peu de travail et que ce n'était que du sport.
Comme dit précédemment, les matières scientifiques nécessitent un véritable travail de compréhension et cela passe par du travail personnel chez soi, en toute autonomie, et encore plus pour les personnes qui, comme moi, ne sont de base pas très scientifiques.

Mais au-délà des matières du domaine des sciences techniques et des sciences sociales, les activités physiques et sportives vous demandent également du travail, et contrairement à ce qui peut être pensé, un travail théorique. En effet, les théories des pratiques sportives nécessitent de comprendre également certains principes, certaines logiques et techniques des activités pratiquées, et ces théories ne sont pas à négliger: à l'UFR STAPS de DIJON, en première année, la théorie a un coefficient de 1,5 et la pratique de 1,5 également; ainsi, si la théorie n'est pas travaillée alors la note pratique est plombée. Pourquoi se donner sur le plan physique pour tout gâcher après, n'est-ce pas ?

De manière générale, en ce qui me concerne, je reprends mes cours le jour même où ils ont eu lieu pour que tout soit frais et que les cours ne s'accumulent pas par la suite. En moyenne, je travaille deux heures par jour mais évidemment, il y aura des jours plus chargés et d'autres moins.

Alors surtout ne pas croire que STAPS n'est que du sport et que le travail est minoritaire.

Enfin, ne pas croire que la filière STAPS est une filière « réservée » aux garçons, bien au contraire.
Il est impossible de dire qu'il y a une parité des sexes au sein de la licence et encore moins qu'il y a une majorité de filles. Néanmoins, elle est une filière qui s'est très largement démocratisée et qui accueille des ratios de filles tout de même importants comparativement à quelques années en arrière.

Bien que les filles restent en minorité au sein de la licence STAPS, elles réussisent à s'intégrer dans ce monde que l'on pourrait qualifier de « masculin » et elles peuvent même réussir et réaliser de meilleures performances que les garçons.

Alors toi, lycéenne ou étudiante, n'hésite pas à te lancer et à rejoindre la communauté des STAPS.
Crois en toi, fixe toi des objectifs et fais le pour toi.

Pour conclure, il ne faut pas se fier à ce qu'il se raconte autour des différentes filières puisque chacune d'elle dispose de sa propre réalité et a elle seule sa propre vérité. Ne pas sous-estimer une filière parce que chacune offre des formations qui permettent d'accéder au marché du travail et de construire l'avenir de chaque lycéen, de chaque étudiant et nous sommes la future génération.

Rien sans rien est le mot d'ordre.
Si tu veux réussir, donne toi les moyens et les capacités d'y arriver et comme partout, que ce soit dans le domaine des études, dans la vie quotidienne, dans le sport, dans le monde professionnel, cela passe par le travail.

Motive toi, crois en toi et en tes rêves, n'écoute que toi et fonce !


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