"Dans la vie il faut choisir"

savannah ruellan

    "Dans la vie on ne peut pas tout avoir il faut faire des choix" c'est ce qu'on nous a appris. Dès notre enfance on nous a expliqué que notre vie serait une succession de choix parce qu'on ne pouvait pas être à la fois astraunaute, chef cuisinier.ère et véténiraire, parce qu'on ne peut pas "tout faire". Au collège on commence par faire le choix des langues qu'on veut étudier et de quelques autres options, puis au lycée il faut choisir d'autres options et des specialités, tout ça pour arriver en terminale face à une page internet de parcoursup à faire "le choix" celui qui va tout déterminer. Alors attention, "il faut pas trop se mettre de pression", mais quand même on vous fait comprendre que votre avenir va plus ou moins se jouer à ce moment là et qu'une fois une voie choisie vous y serez enfermés jusqu'à la fin de vos études. Choisir c'est alors renoncer à toutes ces autres filières que vous auriez pu tenter!

Mais est-ce vrai? Je pense que non, tout d'abord parce que si choisir est un renoncement c'est aussi une ouverture sur tout ce qu'une filière a à offrir, sur la formation, les débouchés, les passerelles et tout un tas de possibilités qui vous tendent les bras. On a parfois une idée erronée des débouchés d'une filière, une prépa littéraire par exemple fermerait des portes, mais savez vous que vous pouviez faire une prépa littéraire et rejoindre une école de commerce après? Faire un choix c'est aussi se projeter dans l'avenir, et dans ce qu'on va y construire. En outre c'est l'idée d'un choix définitif qui est erronnée car non, ce n'est pas parce que vous choisissez une filière que vous y resterez forcément. En effet non seulement la réorientation existe mais elle est plus courante qu'il n'y parait. Vous pouvez tout à fait faire un choix de filière et vous apercevoir que cela ne vous plait pas et qu'une autre filière vous conviendrait mieux, et contrairement à ce qu'on entend parfois, il n'y a pas d'"année perdue" si cette année vous permet de trouver véritablement ce qui vous plait l'année d'après. D'autant plus que les habitudes de travail que vous aurez acquérit en première année d'études supérieures vous seront utiles dans votre nouvelle filière, le simple fait d'avoir déjà fait une première année de supérieure est utile en elle même puisqu'elle peut permettre d'aborder sa seconde première année plus sereinement et avec plus de recul. Mon expérience (certes subjective) atteste de cela: en effet après avoir échoué au concours commun des IEP pendat mon année de terminale, j'ai décidé de faire une prépa littéraire A/L pensant que sciences po était derrière moi et que ce n'était tout simplement pas fait pour moi. Au cours de mon année de prépa littéraire j'ai acquérit énormément de connaissances tant sur le plan méthodique que savant et ait décidé de retenter ma chance au concours commun des sciences po (pour raison de covid le concours a été remplacé par une prise sur dossier) et j'ai été acceptée ce que je ne croyais possible, m'étant inscrite au concours juste pour voir et "ne rien regretter". Je suis aujourd'hui en première année à l'IEP de saint germain en laye, dans une filière qui me plait beaucoup, d'autant plus qu'après un an de prépa j'aborde cette nouvelle formation en toute séreinité puisque je possède un certain nombre de méthodes de travail. Et je ne considère certainement pas mon année de prépa comme une année "perdue" mais comme une année enrichissante, qui m'a permis de mieux me connaitre, de connaitre mes limites et d'acquérir une bonne capacité de travail et une résistance à la charge de travail... Je n'ajouterais rien d'autre ci ce n'est: CQFD.

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