Parcours : orientée en scientifique, je suis aujourd'hui en traduction

Clara Falloni

Un choix de filière contrôlé au lycée

Quelques fois, du moins, quand les filières S, ES et L existaient encore au lycée, on s'orientait un peu en fonction des notes ou de nos afinités dans certaines matières. Moi, on m'a littéralement forcé. Très bonne élève en Seconde, je pouvais faire un peu tout ce qui me plaisait. Comme beaucoup, en fin de Seconde, je ne savais pas du tout quoi choisir ni ce que je voulais faire plus tard.

Par défaut, mes professeurs et mes parents m'ont indiqué de faire un bac orienté scientifique avec des maths, de la physique-chimie et de la SVT à gogo. Je n'avais rien pu dire car, pour mes parents ce n'était pas à moi de choisir si je ne savais pas quoi faire. "Tu es bonne élève donc quite à changer quand tu entreras dans le supérieur. Toutes les portes te seront ouvertes dans tous les cas...", m'avait-on dit.

Sauf que je détestais les maths et la physique...

La Première et la Terminale difficiles

Ma Première et ma Terminale furent très dures tant au niveau scolaire que moral. Je n'aimais pas les maths, ne comprennais pas et par conséquence, j'avais des notes en dessous de la moyenne. Il se passait la même chose pour la physique sauf que je me débrouillais bien dans la partie chimie pour faire des expériences donc ça allait plutôt bien du point de vue des notes. Je passais presque 11 heures dans des matières qui ne m'attiraient pas du tout donc on peut vite imaginer que le moral baisse plus vite surtout si les profs n'essaient pas de vous encourager ou de vous faire aimer leur matière car certains partent du principe que si on avait choisi S, c'est parce qu'on voulait être là. 

Mon échapée vers les langues étrangères

Parmi ces innombrables heures scientifiques, j'avais réussi à trouver refuge dans les cours de langues. Ma capacité à reproduire les accents des langues que j'étudiais à savoir l'anglais, l'espagnol en LV2 et l'italien en LV3 y a sûremement joué un rôle très important. Mes profs de langues étaient ceux qui m'encourageaient le plus et qui me disaient que j'avais tout à fait ma place dans des études de langues.

Alors en terminale, sur anciennement Admission Post-Bac (aujourd'hui Parcoursup), je m'étais inscrite, à la volonté de mes parents, en double licence LEA anglais italien et Managment Sciences-Humaines à l'Université Lyon 3. Ce fut une bonne et une mauvaise décision car mes notes de langues au Bac m'avait montré que les langues étaient un domaines dans lequel je pourrais évoluer mais j'avais dû choisir sous quelque chose qui plaisait à mes parents et pas à moi-même.

La recherche de mon parcours en LEA

Quand j'ai fait mes premiers pas à l'université et dans ma double licence, on m'a très vite orienté sur la partie management plutôt que langue en me disant que les langues n'offraient aucun avenir. Je m'étais retrouvée avec plus de cours d'économie, de droit ou de management que de traduction, grammaire ou civilisation. Déçue par cette approche non balancée sur cette double licence, je l'ai arrêté après un an d'essai et j'ai recommencé à zéro ma LEA en me concentrant sur ce qui me plaisait. J'ai fini ma licence à l'Université Catholique de Lyon, à l'ESTRI car ils proposaient un échange universitaire ou un stage obligatoire en fin de L3 et qu'on était bien moins nombreux que sur les bancs de Lyon 3. Au fil de ma LEA, je me suis rendue compte que ce type de licence ouvrait plein de voie. On pouvait s'orienter dans les relations internationales, dans le droit international, le marketing, la communication, l'événementiel, l'interprétariat, la traduction...

Ce qui ma fait tiquer pour continuer, c'est la traduction. Cette discipline rassemble plusieurs éléments qui sont, à mes yeux, essentiels : la combinaison linguistique, d'un certain point de vue l'aide au public et la transmition d'un message. Alors, c'est avec cette optique que j'ai intégrer en septembre 2020 un master de traduction à Strasbourg. 

En conclusion...

Pour conclure la présentation de mon parcours un peu atypique vers la traduction, je retiendrai toute ma vie que personne n'a le droit de décider les études d'autrui et de les emmener vers des filières qui ne leur correspondent pas. Sachez cependant que des parents souhaitent simplement le meilleur pour leurs enfants, même si les choix divergent. Il faut arriver à leur prouver pourquoi on est fait pour ce que l'on choisi d'étudier.

Certes, aujourd'hui avec la réforme du Bac, il est beaucoup plus simple de choisir les options que l'on veut étudier mais rien n'empêche que si on veut se réorienter, il y a toujours une solution et des personnes qui vous encouragerons à le faire.


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