Pourquoi tu n'as pas fait la prépa ?

Léa Villemagne

— Les préjugés.

Pourquoi ne pas avoir fait prépa ? Tu ne t'en pensais pas capable ? Tu as voulu fuir ? Ah mais tu n'avais pas été selectionnée ? 

Ce sont des questions que l'on entend régulièrement lorsque l'on se présente à 19 ans en deuxième année de médecine vétérinaire à l'étranger. Associé "étranger" et "prépa" signifie pour la plupart fuite ou alternative. Pour ma part je ne l'ai jamais vu comme tel. Alors si vous vous posez encore la question, non je n'avais pas peur de la prépa. Et oui, j'avais été selectionnée pour intégrer des prépas. De. bonnes prépas qui plus est. J'étais prête. Mais était-ce réellement ce que je voulais ? De toute évidence non. 

 

— Explications.

Alors pourquoi est-ce que j'ai choisi de partir ? La réponse est simple : j'ai suivi mon instinct, ma curiosité et un rêve. Celui de vivre à l'étranger, celui de vivre et de baigner dans une autre langue. Plonger dans une autre culture et la partager. J'ai trouvé une seconde famille et j'y apprends le métier de mes rêves. Je n'ai aucun regret, dans mon entourage il y a des français qui ressortent de PACES, BCPST, licence et j'en passe, il y a des profils divers et variés mais nous sommes tous guidé par la même envie : être vétérinaire. 

 

— Valeurs ?

Mais ton diplome aura moins de valeur que celui d'un étudiant français non ? 

Et pourquoi cela ? Nous apprenons les mêmes anatomies, du chien ou boeuf en passant par le cheval, le porc ou l'oiseau. Les molécules ne changent pas d'un pays à un autre et un bisturi ne fait pas de différence dans la main d'un étudiant français ou étranger. 

Peut être même que je gagne plus d'expérience à l'étrange, en apprenant auprès de vétérinaires doués et volontaires. 

 

— Conclusion

Il y a encore beaucoup de vrai et de faux à démeler des étudiants français qui s'expatrient quand a leurs raisons, leurs motivations, leur intelligence, leurs capacités et leur avenir. Mes collègues et moi sommes la preuve que nous ne valons pas moins parce que nous sommes partis. Et que nous n'avons rien à envier à ceux qui reste. 

— Et les autres?

Certains d'entre nous y on vu une dernière chance c'est vrai, ils y ont vu une issue là oú le concours et la prépa leur ont fermé des portes. Je vous mentirai si je vous disais que tout le monde était comme moi. Mais le principal est qu'à la fin nous serons de bons vétérinaires, pas parce que nous aurons fait prépa, mais parce que notre volonté et notre détermination n'a aucune limite. Ce qui fait de nous de bons vétérinaire n'est pas le nom de l'école sur le diplome mais le travail que nous avons fourni derrière.

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