La phobie scolaire, mon expérience

Margaux Duhayon
20 Mar 2019

— La phobie

Je m'appelle Margaux, j'ai 23 ans et je suis aujourd'hui en Master 2. 

Mais c'est un parcours qui aujourd'hui étonne beaucoup de mon entourage car mon année de première je l'ai passé à mi-temps au lycée, à mi-temps dans une association pour le décrochage scolaire et sous anti-depresseur. 

Voici mon expérience !

— Déclencheur

Ma phobie scolaire s'est installé peu à peu depuis le divorce de mes parents. J'avais 8 ans et à l'époque je prétextais un mal de ventre tous les soirs pour ne pas aller à l'école. J'ai suivi de nombreuses séances de psy, toujours pour divers problèmes. On m'a dit que j'avais une phobie au feu, puis que c'était dû à ma timidité extrême mais jamais on ne m'a parlé du divorce. J'étais effectivement très timide et chaque oral, chaque exposé était source de crises d'angoisse. Je suis arrivée tout de même jusqu'en seconde, avec ma parenthèse qui était ma passion pour l'Asie et la danse. Mes temps libres, je le passais à apprendre des chorégraphies. Chaque exposé, je faisais en sorte de parler du Japon ou de la Corée du Sud.

 

— Le Cambodge

En première, j'ai dû effectuer un petit rapport de stage, que l'on devait présenter devant une professeur qu'on ne connaissait pas. J'ai prétextait être malade ce jour-là et n'y suis pas allé. On a convenu d'une nouvelle date qui fût mal comprise. Cette incompréhension a amené le fait que le CPE est venue me chercher pendant un cours pour me disputer comme une petite fille. Ce fût le déclenchement de ma phobie scolaire. Je me suis mise à faire une crise d'angoisse au point de ne plus m'arrêter de pleurer pendant 1 heure puis 2. On m'a emmené à l'infirmerie mais rien n'y faisait, je ne pouvais plus m'arrêter. On a appelé mon papa pour qu'il vienne me cherchait. Suite à cela j'ai raté un mois de classe, je suis allé voir une psychiatre et ai commencé les anti-depresseur. On avait convenu avec elle que je revenais progressivement en cours. Et à la fin de la première, je réussissais à retourner toutes les matinées et l'après-midi j'apprenais par moi même au sein d'une association. 

— Ensuite ?

Le Cambodge a été le pays qui m'a permis de retourner au Cambodge à pleins temps. En effet, mon papa travaillant dans une entreprise qui organise des colonies de vacances solidaires et ne pouvant plus supporter mon état, j'ai décidé d'utiliser cela pour atteindre mon rêve: l'Asie. Le Japon et la Corée ne se trouvant pas dans les propositions et le Cambodge étant le seul pays se Trouvans en Asie, je me suis inscrite. À vrai dire, je ne savais même pas où se trouvait ce pays en Asie mais me voilà dans un avion pour la première fois, quelques mois plus tard, pour m'envoler vers le Cambodge. Là-bas, on était accueillis par une école de cirque qui accueillit les orphelins et les enfants des parents les plus pauvres, pour leurs données un accès à l'éducation et à un métier. Là-bas, j'ai grandi, je me suis ouverte, j'ai eu un déclic. Je suis d'ailleurs retournée chaque année depuis, dans le même cirque, chez les mêmes personnes. Et en rentrant, je n'avais qu'une envie, retourner à l'école et partir étudier le cambodgien pour repartir.

Ensuite, je suis retournée à pleins temps, j'ai obtenu mon bas littéraire et je suis partie étudier à Paris seule.

Ma passion pour le Cambodge et la langue Khmère est toujours aussi présente, j'y suis retournée chaque année et j'ai decouvert qui j'étais. J'ai arrêté les antidépresseurs également en rentrant et n'en ai plus repris depuis.

Aujourd'hui, j'ai découvre de nouveaux pays, j'apprends la programmation mais également je serais bientôt diplômée. Bientôt je serais ingénieur, un métier que je n'aurais jamais cru possible pour moi. Et cela parce que je me suis accrochée à mon rêve malgré ma phobie scolaire.

C'est ce que je voulais vous faire comprendre en écrivant cet article. Il faut toujours visualiser un objectif et si vous tombez faite tout pour remonter toujours à la surface. Si je n'étais pas partie, je ne serais pas ici aujourd'hui.

Je serais ravie d'en parler avec vous, de parler de mon parcours et de comment s'en sortir.

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