Oser se réorienter après un master

Eléonore Haslé

— Il est toujours possible de changer d'orientation.

On nous demande très jeune de savoir quel métier on souhaite faire. Ce n'est pourtant pas un choix évident et nous n'avons pas tous une vocation dès notre plus jeune âge. 

Les conseillers.ères d'orientation n'ont pas réponse à tout. Nous sommes nombreux.ses à nous orienter par défaut sans savoir ce que l'on souhaite vraiment faire d'un point de vue professionnel.

Se pose alors souvent la question d'une réorientation, après un an d'études, ou deux... ou bien plus.

La réorientation est possible, à tout âge. Elle peut être limitée si l'on n'a pas les diplômes nécessaires (bac, licence, CAP...) mais elle est toujours possible. 

Ce qui peut bloquer, c'est la peur :

- de repartir à zéro

- de décevoir ses proches

- de ne pas s'en sortir financièrement

La peur est naturelle.

Croyez en vous et en vos envies, si vous souhaitez vous réorienter : osez !  

— Un parcours personnel plutôt classique

Si j'écris cet article, c'est parce que je suis passée par ces moments de peur et de doute avant de me réorienter. 

Mon parcours personnel est plutôt classique.

J'ai passé mon bac L avant d'entrer en prépa littéraire, ne sachant pas quoi faire de ma vie. J'avais envie d'être libraire, traductrice, éditrice, psychologue...

Mes goûts ont évolué au fil de la prépa. J'ai passé plusieurs concours et je suis entrée en IEP, un peu par défaut, en pensant que je trouverais un domaine professionnel qui me plaîrait à l'issue de ma formation. 

J'ai fait ma 3e année d'IEP au Danemark, où j'ai pu découvrir la culture nordique et m'émerveiller de la manière dont les villes sont pensées. A mon retour, je me suis orientée en urbanisme, tout en gardant un pied en IEP.

J'ai été au bout de ce double-master mais j'ai su rapidement que je ne voulais pas être urbaniste, ni travailler comme chef de projet ou conseillère dans une entreprise...   

— Un an de remise en question

Après mon master, j'ai postulé à des offres d'emploi dans ma filière mais je ne m'y projerais pas. 

Je voulais trouver le métier (ou le domaine) dans lequel je pourrais vraiment m'épanouir, dès que possible.

J'ai choisi de prendre une année pour tout remettre à plat et me poser les bonnes questions.

J'ai travaillé à temps partiel comme babysitter et vendeuse, ce qui m'a laissé du temps pour réfléchir et me renseigner. 

La remise en question n'est jamais évidente. 

Il m'a fallu un moment pour accepter que je n'avais jamais su ce qui me plaîsait vraiment, dans quel domaine je pourrais me projeter à long terme et m'épanouir ; mais aussi pour accepter qu'il fallait que j'annonce à mes parents, qui m'avaient aidée pendant mes études, que je souhaitais faire autre chose (sans savoir quoi). 

A force d'introspection, de tests de personnalité, de lecture de fiches métiers sur les sites d'orientation... j'ai trouvé un métier dans lequel je me projetais enfin.

— Repartir à zéro (ou presque)

La formation d'assistante sociale est accessible post-bac, donc cela signifiait "repartir à zéro" dans des études avec des élèves probablement plus jeunes que moi. C'est une formation en 3 ans et elle permet donc d'obtenir un niveau licence (depuis peu). Pas de perspective d'un salaire aussi confortable que ce que j'aurais pu avoir avec mon master, la filière sociale n'est pas la filière dans laquelle on peut envisager s'enrichir ! 

A la rentrée, j'ai découvert mes camarades. Une moitié des élèves sortait du bac ou avait fait maximum 2 années d'études après leur bac, et une autre moitié était composée d'élèves qui, comme moi, se réorientaient après une autre formation ou une longue période de travail. Cela m'a fait relativiser le fait de "repartir à zéro", d'autant que tout ce que j'ai appris par le passé me sert énormément dans ma formation et dans mes stages.

— Le plus dur, c'est d'oser

Finalement, quand on ne sait pas quoi faire, il me semble que le plus difficile c'est d'oser

- Oser se questionner : questionner ses envies, ses goûts, ses facilités, ses préférences ; mais aussi questionner ses motivations, ses objectifs, les raisons qui font qu'on a choisi une filière qui ne nous plaît pas tant...

- Oser aller voir ailleurs : rencontrer des conseillères d'orientation (en CIO si vous n'êtes plus en collège/lycée), rencontrer des professionnels, poser des questions à vos proches, leurs parents, les personnes que vous rencontrez (sur leur métier, leurs études), faire des stages, faire un service civique...

- Oser suivre ses envies, oser changer

- Oser repartir à zéro, ou presque

 

Consulte ma fiche et n'hésite pas à prendre rdv avec moi si tu penses que je peux t'aider pour ton orientation ou à propos des études d'assistant.e social.e ! 

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