Guide pour une fiche de révision efficace

Manon MOREL
9 Jun 2019

— Sélectionner les informations

La fiche de révision. Si vous avez de la chance, vos professeurs vous bassinent avec elle depuis le lycée.

De la chance, oui ! Car si la tâche paraît tout d'abord ingrate, ou pire, si vous pensez qu'il s'agit de recopier son cours en plus petit sur des feuilles cartonnées, les fiches de révision peuvent rapidement devenir vos meilleurs alliés face au délai fatidique des examens.

Nous tomberons tous d'accord pour dire qu'une fiche de révision se doit d'être efficace, et donc concise. Pour cela, il faut relever les informations essentielles du cours.

C'est surtout à vous de définir jusqu'à quel point vous avez besoin d'être précis : plus vous le serez, plus la fiche sera longue.

Il est préférable d'avoir une connaissance globale du cours que vous vous apprêtez à ficher : le relire rien qu'une fois avant de vous y mettre est une bonne idée. Cette étape vous facilitera d'ailleurs la tâche pour l'étape suivante : organiser votre fiche.

— Organiser vos connaissances

S'il y a bien une chose qui m'a marqué lors du baccalauréat, c'est ma professeure d'Histoire-Géographie répétant : "Apprenez le plan du cours par coeur." Au délà de la récitation qui plaît apparemment aux examinateurs, les plans nous permettent de mieux mémoriser les cours. Les informations organisées en son sein se répondent, se suivent logiquement - et la logique, notre cerveau adore !

Il peut donc être tout à fait rentable de reprendre le plan de votre cours (s'il y en a un, clairement défini) pour organiser votre fiche de révision.

Personnellement, je préfère agencer les connaissances en catégorie : définitions, notions, repères chronologiques...

Je fonctionne aussi en paliers. Le plus simple est de vous donner un exemple (ici, pour un cours d'Histoire) :

Date : Evénement = Explication (Exemple)

Encore une fois, l'efficacité prime ! C'est d'ailleurs pour cela que j'utilise également ce code pour mes prises de notes.

— Mettre de la couleur !

Armés de vos surligneurs les plus vifs... On a tous l'image de l'étudiant penché au-dessus d'un bouquin de cours, tête dans une main, surligneur dans l'autre.

Pour ma part, le surligneur est mon meilleur allié en période de révision.

Il me permet déjà d'y voir clair dans mon cours, pour ensuite rédiger ma fiche de révision. Et dans ma fiche de révision, il m'aide à me repérer plus facilement, à trouver une notion importante plus rapidement, et aussi à mettre un peu de gaieté dans un exercice qui n'est pas toujours une partie de plaisir.

Surligner est aussi un excellent moyen de se forcer à faire une lecture - ou une relecture - attentive de son cours comme de sa fiche. Impossible d'être passif et de "survoler" les phrases.

S'imposer un code-couleur est aussi, selon moi, quasi indispensable : jaune pour les dates, bleu pour les grandes figures, rose pour les nouvelles notions, orange pour les informations importantes, etc.

— Varier les supports

Si elle est pratique par sa taille - transportable -, sa robustesse de carton et sa fidélité à tout épreuve (tout le contraire de la batterie d'un PC portable), la fiche de révision cartonnée est passée de mode, et plutôt austère.

C'était sans compter sur l'air du numérique, qui est passée par là, et a mis en lumière un tas de moyen ludique afin de réviser tout en s'amusant.

Les flashcards sont plutôt en vogue, semble-t-il. Sur une application comme Quizlet ou Memrise, il suffit de quelques clics pour créer sa séance de révision personnalisée, disponible à tout moment sur nos écrans. Pour les adeptes du papier, la méthode est applicable matériellement, en inscrivant un mot et sa définition au dos par exemple.

De même, les mindmaps - ou cartes mentales - vous permettent de varier les plaisirs.

— Connaître votre type de mémoire

Il est possible d'optimiser ses révisions en choisissant la technique la plus adaptée à notre ou nos types de mémoire.

Auditive, visuelle, kinesthésique, dans l'espace... Que vous enregistriez tout ce que le professeur peut dire au cours d'une heure, ou vous remémoriez le tableau, il vous faut tester pour identifier ce qui fonctionne le mieux pour vous.

J'ai longtemps pensé avoir une mémoire visuelle, avant de me rendre compte que je me souviens davantage de l'emplacement d'une information dans mon cours que de l'information elle-même. Ma mémoire dominante est plutôt auditive - et ça explique que j'ai du mal à ouvrir un cahier si je ne peux pas m'écouter parler.

J'ai aussi en tête l'exemple d'un ami qui arpentait la salle d'études en lisant, et ça marchait bien pour lui ! Il y a aussi ceux qui chantent leur cours, ou inventent des moyens mémotechniques.

La meilleure méthode reste la tienne. N'hésite pas à tatonner pendant quelques semaines, voire à bousculer tes habitudes pour trouver la façon de faire qui te convient le mieux. 

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