Réforme PACES 2020 - Portail santé

Camélia Hodonou

— INTRODUCTION

La première année commune aux études de santé (PACES) constitue depuis 2010 la voie de passage conventionnelle en France pour accéder aux études des professions de santé : Médecine, Sage-Femme, Dentaire, Pharmacie, Kinésithérapeute.

La Première Année Commune aux Études de Santé était depuis devenue la voie unique pour accéder aux études de santé : médecine, dentaire, pharmacie, kinésithérapie et sage-femme.

La PACES a été vivement critiquée, et tout particulièrement son mode de sélection. Ainsi, une réforme a été mise en place : LE PORTAIL SANTE

— FIN DU CONCOURS ?

Plus de concours pour accéder aux études de santé ? Par soucis de place, de capacité d’accueil, d’encadrement, et de responsabilisation des étudiants, les places en deuxième années restent très chères. Le numérus clausus permettait jusque présent de limiter le nombre de personnel de santé formé. Seulement, on remarque une disparité de ses praticiens sur la carte de France, et notamment des déserts médicaux. C'est pourquoi, il est donc envisagé de remplacer le numerus clausus (national) par un numerus apertus (régional) et fixé par chaque Université en fonction des besoins locaux. (Le numerus clausus n'est donc pas supprimé) 

— LE NOUVEAU MODE DE SELECTION : PREMIERE VOIE D'ACCES

La « classique » première année de médecine ou Portail Santé. Il s’agira de la voie classique pour un élève de Terminale souhaitant devenir médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste ou sage-femme. Une première chose importante à comprendre : on ne pourra pas redoubler le portail santé ! Second point essentiel : seules 60% des places de deuxième année (60% au maximum) seront accessibles via le portail santé. Le reste étant réservé à la deuxième voie d’accès. L’enjeu annoncé de cette réforme des études de santé est en effet de diversifier le profil des futurs professionnels de santé. La PACES avait en effet un mode de sélection très systématique, basé sur des QCM et dont la réussite prouvait la capacité à avoir su faire preuve de compétences techniques.C’est une vision quelque peu étroite de la PACES car la réussite de ce concours atteste également de qualités de gestion du stress, d’organisation et de sang froid qui sont loin d’être inutiles au futur médecin.

— DEUXIEME VOIE D'ACCES

Deuxième voie d’accès : licences à mineure santé

C’est un aspect majeur de la réforme : l’ouverture d’une nouvelle voie d’accès en deuxième année : MMOP = Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie. C’est cette seconde voie d’accès qui élargit le recrutement des études de santé aux étudiants issus d’autres cursus via les Licences à mineure santé. Elle a pour objet d’ouvrir l’accès aux études de santé à des profils divers et différents des « bêtes à concours ».

On note une grande différence avec la PACES, car le redoublement est impossible. Mais l'étudiant peut tenter deux fois, l'examen final. 

La voie de l’ouverture sera alors également la voie de la deuxième chance et une alternative au redoublement. En cas de redoublement de l'année de Licence, il ne sera pas possible de tenter à nouveau l'accès en MMOP. Ainsi, on n’aura qu’une unique chance par chacune des deux voies : portail santé ou Licence.

— CONCLUSION

Le mode de selection pour l'accès aux études de santé évoluent mais il perdure ! 

On risque de voir un effet pervers de la réforme du fait du resserrement du nombre de places à l’issue du portail santé (60% max). D’une certaine manière, c’est comme si les actuels étudiants de première année n’avaient plus que 60% des places à se partager. Il faut tempérer cette analyse par le fait que le redoublement étant supprimé, les places autrefois prises par les doublants ne le seront plus.


Les prépas médecines continueront donc d’être fortement sollicitées, notamment la PO prépa medecine anticipée qui permet d’anticiper sur un portail santé très sélectif. 

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