La prépa est-ce vraiment l'enfer ?

Manon WINGERTER
2 Jan 2020

— Bienvenue en prépa.

Comme on dit , la prépa, on est content d'y entrer et on est encore plus contents d'en sortir! C'est bien vrai, dans quelques mois, cette aventure périeuse qu'est la prépa sera finie pour moi, et je sais que je vais la regretter. Étonnant, non? Les médias, certains préparationnaires et même les profs de lycée véhiculent des idées toutes faites sur la prépa, faisant de cette filière l'incarnation même de l'enfer : on nous vend des larmes, une vie sociale proche du néant, des professeurs méchants et une concurrence horrible entre les élèves. Alors oui, certains établissements de CPGE sont réputés pour être très durs, mais pas de panique, la plupart des prépas sont (d'après les échos que j'ai) très bienveillantes. Voici, selon moi, les principales forces de ce parcours. Je précise que je suis en voie ECE (économique et commerciale). 

— Être en petit comité

Avoir une classe de 40 personnes est un vrai avantage, comparé aux grands amphis de la fac. En effet, on se fait des amis beaucoup plus rapidement et on trouve très vites des camarades de travail. Eh oui, en prépa, on s'entraide, en tous cas dans la mienne. On travaille en groupe, on mange ensemble, et on sort ensemble quand notre super BDE organise des soirées. En prépa, avec un peu de bonne volonté, tu ne seras jamais seul, même si bien sur on ne peut pas être amis avec tout le monde!

— Apprendre la rigueur

Oui, être en prépa c'est avoir des semaines rythmées par les cours, les colles (interrogations orales deux ou trois fois par semaine) et les DS hebdomadaires. Pour jongler entre les études et la vie extérieure, il faut un sens de l'organisation et une rigueur implacables. A vrai dire, nous sommes obligés de nous organiser et cette rigueur vient naturellement. C'est un gros avantage de la prépa, on apprend à se débrouiller seul, à assumer nos choix et nos priorités, et ça, c'est quelque chose qui est plus long à acquérir quand on part à l'université : et je parle en connaissance de cause, j'ai été un an à la fac avant de me lancer dans une prépa. 

— Apprendre à relativiser.

Au début de la première année de prépa, le choc est rude : moi qui avais toujour été habituée à avoir 15/20 sans travailler, tomber à 7/20 en m'arrachant à la tâche m'a vraiment destabilisé. Il faut se dire que TOUT le monde vit ça. Tout le monde voit ses notes chuter et son moral avec. Mais pas de panique : s'il est normal d'avoir des coups de mou, il est important de savoir rebondir. Pour ça, comment faire? Parler avec ses camarades, ses profs, ses parents, trouver du réconfort sur les forums. On s'habitue vite à ces nouvelles notes, même si, sur le coup, c'est très difficile à encaisser. La prépa m'a appris à relativiser : ce ne sont que des notes, et on ne le répètera jamais assez, ce qui compte, c'est la progression. 

— En bref

La prépa n'est pas un choix de facilité. On travaille beaucoup, on doit tenir un rythme de vie parfois très (trop) rapide, on se remet en question souvent. Mais ces défauts sont vites compensés par la richesse des enseignements, par tout ce que cette filière nous apprend, par les amitiés qui se créent. Si vous voulez entrer en prépa et que vous avez des questions, n'hésitez vraiment pas à me contacter. Si vous êtes déjà en prépa, courage, vous allez y arriver, et ne lâchez rien. 

 

 

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