Petit guide pratique de la BCPST

Flora Caizergues

— Une classe préparatoire aux nombreuses débouchées

La BCPST, derrière cet acronyme barbare, cache une classe préparatoire qui débouche sur de nombreuses écoles bien distinctes. Comme son nom le sous-entend, on y étudie principalement la biologie, la chimie, la physique et les sciences de la terre. Mais on y appronfondit également, dans la continuité de la terminale S, les mathématiques, la philosophie, l'anglais, et un domaine très restreint en géographie.

Cette diversité de matières s'explique par les concours très variés auxquels on peut se présenter en passant par cette prépa. Le concours Agro-Véto (ENV et écoles d'ingénieurs agronomes) est le plus connu, mais on peut également accéder à des écoles de géologie, de chimie, à l'une des ENS, et depuis quelques années, des places à l'X (Polytechnique) sont également proposées.  

— Comment se passe l'orientation post-bac?

La BCPST requiert un bac S. Jusque là, rien de bien nouveau. Mais quel niveau faut-il avoir pour être accepté? Quelles matières dominantes choisir? 

Tout d'abord, il est difficile d'indiquer une moyenne générale minimale à avoir. Certaines prépas prennent des élèves qui ont jusque 14 voire 13 de moyenne, d'autres n'acceptent personne en dessous de 16, cela dépend de la renommée de l'établissement, de ses taux de réussite.

Néanmoins, le profil recherché est à peu près similaire partout: de bons résultats dans toutes les matières scientifiques, évidemment, mais aussi dans les matières littéraires, autant que possible. En définitive: des étudiants polyvalents au profil équilibré, avec de bonnes appréciations, synonymes de sérieux. 

Enfin, en ce qui concerne les matières dominantes à choisir, les mathématiques, la physique-chimie, les SVT (ou biologie-écologie) sont indispensables. Il parait cependant plus judicieux de conserver de la géologie, incontournable en BCPST, et ce même pour le concours des écoles vétérinaires. 

— A quelle charge de travail s'attendre?

De la même manière qu'au lycée, les étudiants ne vivent pas tous la BCPST de la même façon. Mais il est indéniable que le rythme de travail augmente. Chaque semaine, il y a des khôlles, examens oraux voués à contrôler la régularité de votre travail. En plus des oraux, un DS a lieu chaque semaine, en plus des heures de cours, sur l'une des matières scientifiques, ou sur un sujet de philosophie, plus occasionnellement.

Ce contrôle continu impose de savoir rapidement s'organiser. Si vous n'étiez pas régulier au lycée, n'attendez pas avant de trouver votre propre rythme et votre méthode de travail!

Ce qu'il faut retenir avant tout, c'est que la prépa est une question de mental. C'est vrai, il faut être à l'aise avec les matières scientifiques, mais il faut surtout être endurant, motivé, et ne rien lâcher. Pour les personnes timides ou stressées, les oraux peuvent être une véritable épreuve au départ, mais tous la surmontent.  Tout s'apprend, tout est question de volonté!

— En résumé!

Ce qu'il faut retenir, c'est que la BCPST est une filière exigente, qui convient aux profils polyvalents, et aux étudiants qui se sentent capables de s'investir dans leur travail et de se montrer réguliers et endurants. Elle ouvre de nombreuses portes, et apprend à beaucoup d'étudiants à mieux s'organiser et à avoir plus confiance en leurs capacités.

Un petit conseil: la solidarité est souvent un facteur clef dans la réussite d'une promotion en CPGE. Si vous intégrez une classe de BCPST, évitez de faire cavalier seul, l'entraide sera votre meilleure aliée!

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