L'expérience en classe préparatoire

Léa Weis

— Pourquoi avoir choisi une prépa ?

Après mon bac ES, je me suis dirigée vers une prépa B/L, c'est-a-dire une classe préparatoire aux grandes écoles en lettres et sciences sociales. J'avais loupé Sciences Po. Deux fois. Cette filière était donc le moyen pour moi de poursuivre une fillière très générale (maths, ses, français, philo, langues) mais qui était à la fois très exigeante. Lorsque j'ai été prise, j'ai un peu paniqué, et j'ai eu envie de  refuser pour partir en fac. Mais finalement, après une longue réflexion je me suis dis "tente et tu verras bien".

— Une pression constante ?

Le mois de septemble est très calme, on découvre petit à petit l'univers de la prépa, les premières khôlles (grand moment de pur bonheur), les permiers DST, les premières mauvaises notes... En septembre, tout semble assez "simple", et on se dit que finalement la prépa c'est tranquilou. 

La prépa commence vraiment à partir des vacances de la Toussaint. Le rythme s'intensifie, la fatigue commence peu à peu à s'accumuler, l'exigence attendue s'accroît. Je pense que la pire période est l'hiver où l'on passe tous par la pahse "j'en ai marre", "je veux dormir", "je ne progresse plus" et C'EST NORMAL ! C'est une pahse qui me semble très importante car c'est là où tu commences à revoir tout ton rythme de vie, toute ton organisation pour trouver ce qui coince. 

En soi, on ne vous demande pas tant de travail à rendre, mais le travail qui doit être fait en amont des khôlles / DST est conséquent. Et il faut s'en rendre compte seul. C'est là que c'est dur et que la prssion est constante. 

— Ce dont on ne parle pas assez...

La prépa peut signifier sacrifice mais également gain. J'ai crée des liens tellements forts avec des personnes tellement différentes. Je sais qu'on peut créer des liens forts et des amitiés fortes, en peu de temps partout ailleurs. Mais ce qui rend unique ces amitiés c'est ce qu'on endure ensemble. La solidarité est constamment présente. Tout au long de l'année j'étais h24 avec mon groupe d'amis. Ils sont comme une deuxième famille. C'est pour ça que la prépa rend unique ces liens : elle les renforce au jour le jour. 

J'ai appris également à me dépasser et à m'épater. Oui c'est dur, mais c'est tellement enrichissant intellectuellement, culterellement et humainement parlant. Les profs sont toujours là pour vous aider, et c'est ce qui fait la différence avec d'autres filières à mon sens. 

— Mettre fin aux préjugés

En prépa on ne dort plus. En prépa on n'a plus de vie sociale. En prépa on a constamment des mauvaises notes. Seules les petites "élites" sont prises. Un esprit de compétition règne. Faux, faux et archi faux. 

Si tu n'as pas tes 8h de sommeil, c'est que tu as un problème d'organisation. Nous avons une vie sociale. Je crois que ma vie sociale n'a jamais été aussi importante que depuis mon hypokhâgne. On a souvent des bonnes notes. Plus que l'on ne pense d'ailleurs. Alors oui, il y a aussi pas mal de mauvaises notes mais il y en a aussi des bonnes. Et non, en prépa il y a des personnes qui proviennent d'endroits et de milieux sociaux différents avec des niveaux différents. Il ne faut pas nécessairement avoir 17 de moyenne pour être pris. Enfin, hormis peut-être dans les prépas pariesiennes, il n'y a pas de compétition entre élève, mais seulement entre prépa. On chercher tous à se tirer vers le haut et non vers le bas. Et ça nous fait grandir.

 

— Si tu veux en savoir un peu plus...

N'hésite pas à me contacter ! Je pense que chacun vie sa prépa différemment et qu'écouter plusieurs témoignages permet de te forger un avis critique plus fort et pertinent. En tout cas, si tu veux plus d'informations (plus générales ou précises) je serais ravie de te partager mon expérience.

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